Vous etes ici : Accueil >> Articles >> Marketing >> Êtes-vous croyant ?

www.lesautoentrepreneurs.com

Lesautoentrepreneurs.com


Êtes-vous croyant ?

Envoyer Imprimer PDF

La principale différence entre un professionnel de la vente et un amateur qui patauge, c’est la CROYANCE. Oh, nous ne parlons pas de croyances religieuses ou politiques, qui appartiennent à chacun, et qui doivent être respectées.

Nous, nous parlons des idées fausses (ou non), qui circulent un peu partout, qui nous empêchent de concevoir ou de développer des milliers d’idées d’activités, et dont vous devez vous méfier si vous souhaiter bâtir un business original, et profitable.

Un exemple : sur Internet, tout est gratuit. Voilà une croyance très répandue.

Ah bon ? Votre abonnement adsl ne vous coûte rien ? Vous avez eu votre PC gratuitement ? Vos logiciels sont tous offerts ? EDF vous fait cadeau de votre consommation d’électricité ?

Non, évidemment. On nous fait croire que certains contenus doivent être gratuits (musiques, films, informations…), mais ce n’est qu’une croyance (demandez-vous d’ailleurs à qui profite le crime…).

Prenez l’habitude d’analyser la croyance, de croiser les infos, de vous poser des questions, et surtout, surtout, de tester et tester encore. C’est le seul moyen de savoir si vous pouvez accepter, ou non, cette croyance, et si elle va vous servir à aller plus loin.

Prenons un autre exemple de croyance, toujours dans le même domaine : la musique est condamnée sur le net, personne ne peut plus gagner d’argent avec ça. Embêtant pour votre concept de boutique en ligne de produits musicaux…

Vérifions, avec au hasard Itunes : Apple has surpassed Wal-Mart to become America’s No. 1 music store, the first time that a seller of digital downloads has ever beaten the big CD retailers.

Apple sold more albums in January and February than any other U.S. retailer, market research firm NPD Group said Thursday, underscoring how the music industry is on the front edge of a digital media shift that is upending businesses as diverse as bookstores and video game makers.

U.S. consumers still buy more CDs than digital downloads, but the gulf is narrowing rapidly. Only five years after launching its iTunes digital store, Apple has dominated the fast-growing download market so completely that it jumped ahead of individual CD sellers such as Wal-Mart, Best Buy and Target.

“It’s a major milestone,” said Tom Adams, president of consulting firm Adams Media Research. “It is the first instance of an electronic venue surpassing a [bricks-and-mortar] retail venue for any kind of media delivery.”(LA Times, Michelle Quinn, April 04, 2008).

Impressionnant, non ? Et cela, c’est au USA. Qu’en est-il en France, avec, tiens, Abeilles Musique, une boutique en ligne que vous ne connaissez probablement pas ?

Internet a t-il provoqué la résurrection d'Abeille Musique ? A en croire les propos d'Yves Riesel, le gérant de la PME éponyme, c'est un peu ça. Depuis sa création en 1997, l'entreprise développe une activité de maison de disques dédiée à la musique classique et de distribution pour des magasins, profitant d'une exclusivité négociée avec quelque 80 labels dans le domaine. Très vite, le développement a présenté des risques d'insolvabilité. "En 1999, j'étais criblé des dettes, au point d'envisager le dépôt de bilan", raconte Yves Riesel, le gérant de la PME. En septembre 99, il décide de lancer son site de vente en ligne. Et les résultats deviennent probants au fur et à mesure. Abeille Musique devrait réaliser cette année un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros et dégager un bénéfice de 150.000 euros. Le site génère 8% du chiffre d'affaires global de l'entreprise. "L'année 2002 va être superbe pour nous : l'activité en magasin marche bien, mais on aurait pas pu arriver à ce résultat sans nos activités Internet", commente Yves Riesel.

Sur son site, Abeille Musique se veut exhaustif : il veut à la fois proposer des disques et de l'éditorial. Pour la première partie, l'entreprise dispose d'un stock de 200.000 disques. "Nous avons une astuce à ce sujet : nous avons convaincu près de huit labels sur dix de nous confier leurs stocks en dépôt. Nous rendons les invendus. Cette gestion dégage alors une plus grosse marge que les autres disquaires, et que nous réinvestissons une bonne partie dans le développement de notre site." Sur trois ans, le montant s'élève à 150.000 euros.(Journal du Net)

Et la success story continue aujourd’hui… Pas mal pour un secteur réputé perdre uniquement de l’argent, non ?

La croyance est souvent fausse, trop générale, trop absolue car elle confond tout, artistes, labels, acteurs économiques, rumeurs, statistiques… Et une simple recherche d’articles sérieux sur le net permet de la relativiser instantanément.

Mais on peut aussi se servir de la croyance pour générer du chiffre soi-même, quand on comprend comment elle fonctionne…

©2008 Alain Jamot

http://autoentrepreneur-marketing.info



Voir la suite >>> Êtes-vous croyant ? 2ème partie
 

Ajouter un Commentaire

Sponsors

En ligne ?

Nous avons 62 invités en ligne

Partenaires